Victor Féli, Le mot que rien n'efface (1938)
“ Le manoir de Kernevez ressemble à un palais de légende. Dans la nuit claire la neige recouvre toutes choses, le village, le clocher à jour, l'église, dont brillent les vitraux! Noël! Noël! Madame Le Gallec est seule dans sa chambre, où elle prie. Elle a été seule pour sa collation à la salle à manger, seule au salon, seule dans sa grande maison ... seule !... seule! ... sous les regards discrètement affligés de ses vieux domestiques. Pour la première fois en sa longue existence, elle est seule un soir de Noël, et malgré elle, des larmes tombent parfois sur son livre de prières. ”
