Résumé

Tyl J'aime mieux ma mie (1938)

La pensée des fiançailles de Marcel (et quelles fiançailles !) devenait pour elle un perpétuel tourment.
« Par quelle fatalité, se disait-elle, vais-je recommencer à être jalouse de Simone ? En vérité, la vie est trop bête ! à moins que ce ne soit moi-même ? Je n'aime certes pas Paul, je suis même sûre de ne l'avair jamais aimé ; et Marcel ? »
Avant que son esprit eût pu émettre une réponse, elle sentait son cœur battre une charge désordonnée. Il lui fallut s'asseoir. Elle se reposa la question :
« Marcel ? Qu'il est bon ! et brave ! et que sa présence me fait plaisir ! Marcel !... »
Source : Gallica

Tyl J'aime mieux ma mie (1938)

Vivent les bérets ! Croyez-vous vraiment, marraine, qu'on ne puisse avoir du mérite, de l'intelligence et de l'esprit que sous les chapeaux de Paris ?
— Certes non ! et les Gascons, comme tu le sais, savent briller partout. Paris ne les a jamais effrayés ni changés (je parle des vrais, de ceux qui sont bon teint) . Paul Vincent ne me fait pas l'effet d'être de chez nous, maintenant
— Voilà ce qui me déplaît ! fit Marina avec une moue dégoûtée. Jamais je n'aurais pensé cela de lui ! On dit que l'amour est aveugle, pourtant moi j'aime, mais je le juge, et je vois clair.
Source : Gallica

Tyl J'aime mieux ma mie (1938)

La voix émouvante du coucou se fait entendre au loin et, sous ses pieds, la mousse semble se mouvoir sourdement.
Marina, comme une vraie amie de la nature, aime le printemps. Chaque retour de mars est pour elle une fête mais, cette année, rien n'a de charme à ses yeux.
Une seule idée la hante : c'est que, loin de Marcel, il n'y aura pas de bonheur désormais. Pourtant; elle ne devait pas
tenter de retarder ce départ, pas plus qu'elle n'a le droit d'aimer le fiancé d'une autre.
Source : Gallica

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