Kimono

Définition et enjeux

Portrait de Élie Faure Élie Faure,  Histoire de l'Art. L'Esprit des formes… (1927)

“ Le kimono brodé où toutes les fleurs du pays le plus riche en fleurs se retrouvent, n'entretient-il pas dans les maisons, dans les rues, sur les barques, le goût de l'estampe multicolore agissant à son tour sur l'art entier en compliquant, en convulsant le drame, en l'orientant vers l'expression décorative plutôt que vers sa propre exaltation? ”
Source : Gallica

Émile Bayard,  Le style japonais : ouvrage orné de 140 gravures (1928)

“ En tout cas, nous n'avons point su arrêter la formule d'un costume national, à l'exemple du kimono cristallisant celui des Japonais. De là la supériorité d'originalité de ce peuple, jusque dans la manière de se vêtir, qui lui assigne un caractère immuable, résistant aux caprices de la mode, ne datant pas.
Le kimono quasi imperturbable donc, depuis le XVIe siècle, est doublé ou ouaté suivant les saisons; il est en coton ou en toile de plusieurs couleurs, très sobre chez les grandes personnes, alors qu'à la jeunesse féminine sont réservées les tonalités éclatantes.
”
Source : Gallica

Émile Bayard,  Le style japonais : ouvrage orné de 140 gravures (1928)

“ Pour que le kimono, dont les deux pans sont libres dans le bas, ne s'ouvre pas durant la marche, la femme japonaise déambule les pieds légèrement tournés en dedans.
A retenir le symbole de ce geste machinal de renfermement, d'effacement, car la femme est, par destination, la servante dans la famille et la société japonaises.
La ceinture (obi) masculine (l'homme serrant
à la taille son kimono comme la femme) n'offre à vrai dire qu'une élégance relative, tandis que l'obi
de Madame Chrysanthème relève du luxe, tant par la beauté des brocarts qui la composent que par ses
ornements.
”
Source : Gallica

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