Réginald Kann, Journal d'un correspondant de guerre en Extrême-Orient
“ À bord du Manchou-Marou, malgré l’heure matinale, tout le monde est sur le pont. Les jumelles sont braquées anxieusement sur l’horizon. On se croirait à Longchamp, un jour de Grand-Prix. Au passage du plus inoffensif cargo-boat, on croit reconnaître le Rurik ou le Gromoboï. Les Japonais aiguisent leurs rasoirs, en vue d’un harakiri général ; seul, le marquis X... court charger son revolver, préférant une mort banale, mais rapide, au suicide chevaleresque et douloureux que lui imposerait, le cas échéant, le respect qu’il doit à la longue lignée de daïmios dont il est issu. ”
