Hélène Lettry, Les astres morts : roman (1926)
“ Son regard se pose avec complaisance sur le buffet Renaissance qui, encaustiqué, frotté, reluisant, reflète, presqu'autant qu'un miroir, les différents objets « art moderne » qui s'y étalent : un ramasse-miettes, un seau à biscuits, un cabaret à liqueurs et une corbeille à pain en argent. Puis son même regard inquiet glisse du buffet à la cheminée, de la cheminée à la potiche de cuivre où fleurit un plant d'hortensias roses et, delà, à la simple ampoule électrique qui pend du plafond au-dessus de la table : — Quand j'aurai quelques économies, pense Jeanne, j'achèterai un lustre. ”
