Émile Zola

Émile Zola

Résumé

Portrait de Émile Zola Émile Zola,  Rome

“ Boccanera n’eut qu’un geste, les deux mains levées, jetées au ciel, dans l’épouvante de ce qu’il savait enfin. Grand Dieu ! un tel crime, une si affreuse méprise, un jeu si abominable du destin ! Aucun cri de douleur ne lui échappa, l’ombre de son visage était devenue farouche et noire.
Pourtant, il y eut un cri, un cri éclatant de Benedetta, qui, ainsi que Pierre et don Vigilio, avait d’abord suivi l’acte du cardinal avec un étonnement qui s’était ensuite changé en terreur.
— Du poison ! du poison ! ah ! Dario, mon cœur, mon âme !
”
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Portrait de Émile Zola Émile Zola,  Rome

“ Vous ne pouvez laisser là le trône, venir par les chemins, avec les humbles, avec les pauvres, pour faire l’œuvre suprême de fraternité. Eh bien ! c’en est fini de vous, de votre Vatican et de votre Saint-Pierre. Tout croule sous l’assaut du peuple qui monte et de la science qui grandit. Vous n’êtes plus, il n’y a plus ici que des décombres.
Mais il ne prononça point ces paroles. Il s’inclina et dit :
— Saint-Père, je me soumets et je réprouve mon livre.
Sa voix tremblait d’un amer dégoût, ses mains ouvertes eurent un geste d’abandon, comme s’il avait lâché son âme.
”
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Portrait de Émile Zola Émile Zola,  Rome

“ On rêve un prophète, un Dieu le Père !
En bas, Giacinta était encore assise sur la caisse à demi défoncée, avec son nourrisson en travers des genoux ; et, à quelques pas, la Pierina, debout devant Dario, le regardait finir sa cigarette, d’un air d’enchantement ; tandis que Tito, rasé dans l’herbe, comme une bête à l’affût, ne les quittait toujours pas des yeux.
— Ah ! madame, reprit la mère de sa voix résignée et dolente, vous avez vu, ce n’est guère habitable. La seule bonne chose, c’est qu’on a vraiment de la place. Autrement, il y a des courants d’air, à prendre la mort matin et soir.
”
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