Résumé

Antonio Bresciani Le Juif de Vérone, ou les Sociétés secrètes en Italie… (1872)

L'arrivée et la joie de Polyxène lui firent lever la tête, et il s'écria :
—Eh bien! qu'y a-t-il donc? Vous semblez toute transportée?
— Qu'y a-t-il? Qu'y a-t-il? je vous le donne en cent. Vive l'Italie! signor Bartolo : nos fers sont brisés, nos oppresseurs succombent, l'Italie est libre comme l'aigle qui, rompant ses entraves, s'élève dans l'espace, et planant dans l'éther, méprise la rage impuissante de ses geôliers.
— De grâce, descendez des cieux, et dites-moi ces merveilles qui vous agitent, font trembler vos lèvres et allument des éclairs dans vos yeux.
Source : Gallica

Antonio Bresciani Le Juif de Vérone, ou les Sociétés secrètes en Italie… (1872)

Tu sais, Mimo, si l'indépendance de la patrie m'était chère : fatigues, argent, périls, vie même, je n'ai rien épargné pour elle. Eh bien ! je voudrais vainement me le dissimuler, le peuple italien ne connaît, ne soupçonne même pas cette liberté féconde et vraie qui fait le bonheur et la gloire des nations. Tu as été le témoin de ces saturnales qui ont enivré Rome, Naples, la Toscane, Je Piémont, la Lombardie ; c'est à ses malsaines orgies qu'on donnait le nom sacré de la liberté. Détournerai-je mes yeux pour les reporter sur les faits de guerre ? La guerre, c'est rougir que la rappeler.
Source : Gallica

Antonio Bresciani Le Juif de Vérone, ou les Sociétés secrètes en Italie… (1872)

Néanmoins Mazzini ne cesse d'écrire que pour devenir heureuse et libre, l'Italie, doit renoncer au pape et se faire protestante. Il le publie, le répand, et se moque des simples qui le croient. L'Italie, il ne la veut pas davantage protestante que catholique. Ce qu'il rêve, c'est la république universelle, où tous les peuples seront des divinités, où; par suite, ne régneront ni lois divines ni lois humaines. Le moyen, en effet, de commander, d'enseigner quelque chose à un Dieu, de diriger son intelligence, son coeur, son activité !
Source : Gallica

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