Résumé

Louis Farges Stendhal diplomate : Rome et l'Italie… (1892)

En parlant d'un Cardinal il disait fort bien : Ce coquin d'un tel ! et, si le Pape criait, M. Matinelli soutenait son avis, comme il eût fait en particulier.
— « Je n'ai pas menti une seule fois au Vatican, disait M. Matinelli. Pour me rappeler mon devoir
je ne suis jamais allé chez Sa Sainteté qu'en redingote. — Excepté feu le Cardinal Albani, disait M. Matinelli, la plupart de vos Cardinaux ne sont pas de force à être sous-préfets. Ils vous font haïr bien gratuitement. »
Source : Gallica

Louis Farges Stendhal diplomate : Rome et l'Italie… (1892)

Par une fatalité qui tenait à la fois à la nature et à l'histoire de l'État romain, le seul gouvernement auquel l'Europe entière, représentée par les cinq grandes puissances, demandât officiellement des réformes, était celui auquel il était le plus difficile d'en faire. Pour réformer avec fruit, en effet, il faut de toute nécessité deux choses: un gouvernement qui ait l'autorité nécessaire pour faire accepter ses idées ; un peuple qui ait l'éducation politique suffisante pour profiter des changements faits.
Source : Gallica

Louis Farges Stendhal diplomate : Rome et l'Italie… (1892)

M. de Saurau était connu de Stendhal depuis plus de vingt ans, depuis le moment où ce dernier écrivit, la Chartreuse de Parme. Quant à sa ressemblance avec le comte Mosca, elle est, nous semble-t-il, évidente. Chez le personnage fictif comme chez le personnage réel, c'est la même habileté discrète, agissant sans affectation et presque sans bruit; ce sont les mêmes procédés de gouvernement, fondés avant tout sur la peur qu'il est nécessaire d'inspirer à des peuples qu'on méprise tout en les craignant.
Source : Gallica

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