Ernest Daudet,
Le cardinal Consalvi, 1800-1824…
(1866)
“ Plus homme d'Etat que son vénérable maître, le cardinal Consalvi sentait que cette rigueur de principes n'était pas d'une bonne politique. Il voyait bien que l'intérêt de Rome était de soutenir le Roi de France. Mais, disait-il au comte Portalis, qui lui parlait sans cesse des chambres françaises, « j'ai aussi mes chambres. Ce n'est pas seulement le Pape qu'il faudrait convertir pour être agréable à Sa Majesté, mais encore le Sacré-Collége, et je n'amènerai jamais les cardinaux à faire ce qu'ils regardent comme incompatible avec la dignité de l'Eglise et le bien de la religion. » ”
