Clergé romain

Définition et enjeux

Justin Fèvre,  Vignettes romaines (1866)

“ Le clergé est le corps que poursuit le plus volontiers la calomnie. Le clergé de tous les pays est généralement attaqué sans cause. Mais certainement il n'y a pas de corps ecclésiastique plus dénigré et qui mérite moins de l'étre que le clergé romain. Grand honneur pour ce clergé que Jésus-Christ l'ait associé aux tribulations de son Vicaire. A coup sur, il n'entre pas dans ma pensée que tous les prêtres romains soient sans reproche. ”
Source : Gallica

Giuseppe Grabinski,  Les prêtres romains et le premier empire (1897)

“ Ne pouvant obtenir du Pape des concessions incompatibles avec les devoirs du Pontife, Napoléon prétendait que le clergé romain acceptât implicitement ce que Pie VII repoussait; qu'il se fît son complice dans la campagne qu'il avait entreprise contre la liberté spirituelle du Saint-Siège; qu'il désobéît au Pape pour plaire à César. Le clergé romain préféra souffrir en demeurant fidèle au successeur de saint Pierre plutôt que de jouir des faveurs impériales en le trahissant, et il écrivit, par cette noble conduite, une
des plus belles pages parmi celles qui honorent l'histoire de l'Eglise.
”
Source : Gallica

Les Confessions d'un Prêtre par Lui-Même (1870)

“ Les raisons sur lesquelles on appuie la défense du clergé romain, concluent directement contre lui, à mon sens.
C'est une observation physiologique irrécusable, en effet, que le soleil du Midi influe notablement sur l'ardeur des tempéraments. Si donc le prêtre, dans la ville éternelle, était exemplaire comme plusieurs le prétendent, il faudrait nécessairement qu'il professât une réserve cent fois plus grande que les ecclésiastiques de nos contrées septentrionales.
Ce qui est vrai, c'est le contraire. La conséquence est facile à déduire : elle confirme énergiquement mon accusation.
”
Source : Gallica

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