Résumé

Le Maudit. Tome 2 (1876)

Si Louise eût gardé son héritage, Verdelon l'eût épousée. Si elle est pauvre, elle me restera; je l'aurai à moi, ma Louise bien-aimée. Le monde n'est pas digne de ce trésor. La perte de notre procès est peut-être le moyen dont la Providence veut se servir pour qu'elle passe des jours paisibles avec moi, loin des agitations d'une société frivole et corrompue. Eh. bien! désistons-nous. Il y a déjà tant de chances pour perdre une seconde fois ce malheureux procès. Mais non, Julio, tu n'as pas le droit de renoncer pour ta sœur.
Source : Gallica

Le Maudit. Tome 2 (1876)

Elle était son évangile sur la terre. Qui eût osé penser autrement que la bonne mère?
— Ce malheureux curé !
Il n'y avait pas d'autre nom pour Julio dans la bouche de la dévote. Et, ce mot vague qui n'était pas une injure dans la langue, mais qui laissait croire tout ce que pouvait inventer l'imagination, frappant du matin au soir l'oreille des jeunes filles composant la confrérie de la paroisse, que concluait chacune d'elle? Évidemment que Julio était
un bien mauvais prêtre, puisque la bonne mère le traitait sur ce ton.
Source : Gallica

Le Maudit. Tome 2 (1876)

Dans le lointain, retentissait le bruit des voitures qui ramenaient à Vetrala et dans les contrées voisines les visiteurs de Forcassi.
Dès que Julio fut seul avec Louise, dans un de ces petits sentiers tracés par le caprice sur le revers des collines, où le moindre accident de terrain vous cache à tous les regards, il se donna le bonheur ineffable de presser sur son cœur sa sœur chérie. Ces moments où l'on se retrouve après des événements terribles, qui semblent vous avoir créé une autre existence, ont une volupté amère que la langue humaine ne saurait rendre.
Source : Gallica

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