Résumé

Georges Murat Salons et sacristies, par Georges Murat (1868)

Il y a des femmes qui, longtemps même après le mariage, restent enfants par le caractère, par l'esprit jamais. Dans ce mélange de naïveté et de raison, d'enfantillage et de sérieux, il y a
bien des petits trésors dont il faut profiter. C'est être bien imprudent et bien superficiel de confondre ces qualités diverses ou de ne voir que le côté léger de la femme.
Il y en a pareillement qui sont déjà mères de famille et demeurent petites filles, comme si elles allaient encore au catéchisme. Elles ne font rien sans consulter, non pas leur mari, mais leur mère; c'est elle qui gouverne le ménage.
Source : Gallica

Georges Murat Salons et sacristies, par Georges Murat (1868)

Un homme qui se laisse vaincre en dévouement, en générosité par sa femme, devient pour elle un être inférieur, vulgaire; l'amour se volatilise alors comme l'éther, laissant le vide au fond du cœur. L'amour sans l'estime n'existe pas ; il n'est plus, dans ce cas, qu'une passion brutale à prochaine échéance.
Le cœur n'a pas de sexe. Celui qui exige trop de sacrifices à ses goûts, à ses idées, à ses désirs, est un maladroit doublé d'un imbécile ; c'est un égoïste qui sent trop ou pas assez, mais mal.
Source : Gallica

Georges Murat Salons et sacristies, par Georges Murat (1868)

La religion doit être dépouillée des quelques oripeaux dont les hommes l'ont affublée selon les besoins des temps.
Il est incontestable que le monde se transforme de temps à autre. Porter le costume des temps passés, c'est faire preuve d'une intelligence bornée, c'est vouloir être la risée de la foule. Chaque transformation amène un progrès.
Le progrès n'est pas dans l'excès d'une bonne chose, mais dans une juste harmonie des propriétés ou des qualités générales. Nier le progrès, c'est ne pas connaître l'histoire et ses enseignements, c'est voir l'humanité d'un seul côté, par un seul coin
Source : Gallica

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