Résumé

Les Actes du grand ministère . M. Paul Bert… (1882)

TROISIÈME A M. PAUL BERT
MINISTRE DES CULTES
Remarquez-vous, Monsieur le ministre, que l'émotion causée par votre apparition au ministère des cultes, bien loin de se calmer, grandit chaque jour davantage? Sauf la République française, pas un journal ne vous est sympathique.
Nous n'entendons pas, en effet, qu'on substitue l'intolérance anticléricale à l'intolérance cléricale. Nous pensons qu'une république qui n'est pas libérale n'est pas une république, de même qu'un gouvernement qui n'est pas conservateur, n'est pas un gouvernement.
Source : Gallica

Les Actes du grand ministère . M. Paul Bert… (1882)

« L'économie des paroles, a dit Michelet, profite à l'énergie des actes ». J'aurais voulu moins de discours, moins de promesses de votre part; un homme maître de lui et digne de sa mission. A la place, on nous a imposé un autoritaire, convaincu que, nouvel Atlas, il porte le monde clérical sur ses épaules, et qu'il peut le renverser d'un froncement de ses sourcils. Les hommes de cette sorte, M. le ministre, peuvent briller à la parade, mais leur place n'est pas où M. Gambetta a eu la faiblesse de vous laisser installer de force, au ministère des cultes (1) !
Source : Gallica

Les Actes du grand ministère . M. Paul Bert… (1882)

Un mot, monsieur le ministre, résume toutes les aspirations de notre société : le droit commun pour tous, sans restriction pour certains suspects, sans privilège pour les favoris, surtout sans domination d'un parti au préjudice des autres classes de la société. L'Etat moderne n'est plus le maître, mais le serviteur des citoyens.
Quand Germain Casse disait : « La première condition pour être républicain, c'est de ne pas croire en Dieu, » il disait une sottise. Quand Proudhon s'écriait : « L'oeuvre suprême de la Révolution au XIXe siècle est d'abroger le catholicisme, » il en disait une autre.
Source : Gallica

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