Ministère des Cultes

Définition et enjeux

Eugène Simon La Cité chinoise

Pourquoi, par exemple, un ministère spécial des cultes dans un État où il n’y a pas d’autre religion que la civilisation elle-même, ni d’autres cultes qu’un culte domestique, tel que celui des ancêtres, et un culte officiel réduit à quatre ou cinq solennités annuelles sans autre prêtre que l’Empereur ? Dans une pareille civilisation, le ministère des cultes est partout distribué : dans chaque famille d’abord, dans les autres ministères ensuite ; mais il n’est spécialement nulle part.
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Eugène Simon La Cité chinoise

Entré depuis des milliers d’années dans la pratique universelle, il suffit à ce culte pour se maintenir d’avoir rempli ses promesses et de n’avoir jamais déçu les espérances qu’il a fait naître. Le développement de la population, son enseignement principal, et les résultats qu’il a amenés lui ont donné une solidité à laquelle personne ne saurait ajouter. Le ministère des rites n’a donc aucune action directe sur les croyances religieuses ou superstitieuses du peuple, sans quoi il devrait changer de nom et s’appeler ministère des cultes.
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Les Actes du grand ministère . M. Paul Bert… (1882)

Sans doute, M. le président du conseil et vous, estimez qu'on ne doit tenir aucun compte de ces scrupules, et qu'on peut être ministre des cultes, sans aller en confesse et sans produire un certificat de dévotion. L'opinion publique ne pense pas tout à fait comme vous. S'il nous déplaît qu'on nomme un évêque comme ministre des cultes, il ne nous plaît pas davantage qu'on nomme, je ne dirai
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pas un libre-penseur, un matérialiste, un athée, quoique ce choix soit déjà de mauvais goût, mais un ennemi, un sectaire acharné, un violent.
Source : Gallica

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