Résumé

Félix Legras Examen critique des projets de lois… (1873)

Il n'en est pas de même de l'élection par arrondissement. Elle est favorable, aux influences permanentes de la société. Elle leur fait une juste part dans la représentation, qu'elle rend plus complète et plus vraie. Elle sert le suffrage universel en l'éclairant davantage sur ses choix. La volonté des électeurs est plus libre, leur choix est plus spontané, et il se forme entre eux et leurs élus un lien plus étroit, plus intime. Le plus souvent, ils sont connus dès longtemps et ils ne deviendront pas étrangers les uns aux autres après l'expiration du mandat.
Source : Gallica

Félix Legras Examen critique des projets de lois… (1873)

La nature est ainsi faite que tout pouvoir, quel qu'il soit, monarchique, aristocratique, démocratique, tend fatalement, invariablement au despotisme, et a besoin d'être sans cesse contenu. La science politique consiste donc à organiser un système de freins, de contre-poids qui, sans entraver le pouvoir dirigeant, le modèrent, le retiennent sur la pente et l'empêchent de se précipiter. C'est à cela que les Constitutions sont bonnes; autrement il n'y aurait qu'à investir une Assemblée, une caste, un homme, et qu'à les charger de pourvoir arbitrairement aux destinées du pays.
Source : Gallica

Félix Legras Examen critique des projets de lois… (1873)

Aussi l'art de tous les fondateurs d'un régime populaire a-t-il été d'y introduire la maturité dans les délibérations, d'opposer au mouvement de l'opinion publique le contrôle permanent de l'expérience, et l'on trouverait difficilement dans l'histoire, même en remontant jusqu'à l'antiquité, une Constitution qui n'ait point placé à côté ou au-dessus de l'opinion populaire quelque corps destiné à la diriger ou du moins à la tempérer, et à ralentir son action. Partout on a senti le danger d'un pouvoir unique et sans contre-poids.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature