Louis Jousserandot

Résumé

Louis Jousserandot De la Démocratie républicaine… (1886)

C'est au Sénat romain que la République romaine a dû sa puissance. C'est le Conseil des Dix qui a fait survivre Venise aux Républiques italiennes, tombant toutes, après une période d'anarchie, sous le despotisme d'un César d'aventure. C'est la Chambre des lords, véritable Sénat d'une République oligarchique qui a fait l'Angleterre. C'est le Sénat américain qui donne à la Confédération cette unité, cette cohésion, cette fixité de vues, cette force, en un mot ces qualités essentielles auxquelles elle doit le rôle important qu'elle joue dans le monde.
Source : Gallica

Louis Jousserandot De la Démocratie républicaine… (1886)

Or, dans l'organisation actuelle du suffrage universel, on a fait complètement abstraction de l'élément qui se nomme : expérience. On ne tue pas ceux à qui l'âge a fait perdre la force physique, on daigne même leur laisser le droit de voter; mais comme ils sont une infime minorité, ils ne comptent plus. L'expérience est devenue une quantité négligeable; le nombre, c'est-à-dire la force, est tout. En présence d'un tel résultat, n'ai-je pas le droit de dire que le suffrage universel, tel que nous le pratiquons, est la Démocratie à l'état sauvage ?
Source : Gallica

Louis Jousserandot De la Démocratie républicaine… (1886)

Le conseil national, parce qu'il représente le peuple, doit être composé d'un nombre de représentants proportionnel soit au chiffre de la population, soit à celui des électeurs. Mais pour le conseil des États, la proportionnalité n'a plus de raison; elle serait un non sens ou un contre sens.
Chaque groupe, en effet, état, canton, département, comté... est une individualité collective, qui a sa vie propre, et à laquelle doivent être appliqués les principes dont bénéficient les individus pourvus de la majorité politique qui composent le peuple. Le chiffre de la population n'a rien à faire ici.
Source : Gallica

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