Résumé

Un Programme conservateur. Etude constitutionnelle (1880)

Si l'on embrasse d'un coup d'oeil l'ensemble des réformes qui nous paraissent commandées par l'intérêt conservateur et nécessaires à la stabilité de nos institutions, on reconnaît sans peine qu'elles reposent toutes sur une même idée.
Nous cherchons à mûrir, à vieillir, si vous voulez, le suffrage universel, sans le restreindre.
Il n'est pas besoin en effet d'être un grand jurisconsulte pour savoir que l'on peut différer l'exercice d'un droit sans en altérer la jouissance.
Dans notre système, les jeunes gens de vingt et un ans ne votent pas encore, — mais ils voteront à vingt-cinq ans.
Source : Gallica

Un Programme conservateur. Etude constitutionnelle (1880)

C'est l'ostracisme qui mine l'administration française, sape les fondements du pouvoir exécutif, et prépare, si les hommes sensés de tous les partis n'y mettent bon ordre, soit la réaction qui détruira la République, soit la décomposition finale du pays. Depuis le chef du pouvoir exécutif jusqu'au garde champêtre, en passant par les ministres, les procureurs généraux et les préfets, l'ostracisme menace quiconque exerce une fonction, est revêtu d'une dignité ou touche un traitement de l'État.
Source : Gallica

Un Programme conservateur. Etude constitutionnelle (1880)

Le jour où les Chambres n'auront plus à attendre d'eux, en dehors d'un très petit domaine réservé à l'imprévu et qui peut être envahi par le favoritisme, d'autre satisfaction qu'une politique correcte, une exacte application des lois, une surveillance sévère mais rigoureusement impartiale du personnel de leurs départements, ils recouvreront la plénitude de leur indépendance et de leur dignité.
Il n'est pas toujours facile à un ministre qui tient à son portefeuille de répondre au Parlement : Non possumus. Ne serait-il pas plus à l'aise, si la Constitution se chargeait de le dire pour lui ?
Source : Gallica

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