Résumé

Henry Leyret Le Président de la République, son rôle… (1913)

Le pouvoir exécutif qu elle a institué n'est pas un pouvoir subalterne. Elle l'a voulu au contraire tellement fort, tellement indépendant, qu'en plus des droits de message et de suspension elle l'a armé des droits de prorogation et de dissolution. Encore un mot — celui de dissolution — auquel l'on a fait un mauvais sort! Oh ! bien à tort, car la dissolution n'est pas seulement contre les usurpations le meilleur remède au service de la puissance, réglante, comme dit Montesquieu, elle est aussi la meilleure garantie de la souveraineté populaire contre une Assemblée déréglée.
Source : Gallica

Henry Leyret Le Président de la République, son rôle… (1913)

« Vous êtes le seul pouvoir que ne domine aucun autre. La Chambre relève de vous, vous pouvez la dissoudre ; le président relève de vous, vous pouvez le juger. » Quoi qu'il en soit, sans séparer les deux corps du pouvoir législatif, ne retenons que sa fonction exprimée par les lois constitutionnelles : elle est essentiellement de défendre les libertés et les intérêts du pays. En aucun de ses articles, la Constitution ne parle de la suprématie du pouvoir législatif — pas plus de son omnipotence que de sa prépondérance. Les élus sont délégués par la nation pour légiférer et non
pour gouverner.
Source : Gallica

Henry Leyret Le Président de la République, son rôle… (1913)

Le premier soin de la nation consiste à se protéger contre les excès de ses mandataires, à
se garantir contre les exagérations de leur propre puissance. Un peuple épris d'égalité et de liberté doit se méfier autant de la tyrannie d'un seul que de la tyrannie d'une collectivité. Il y aurait pour lui folie à redouter le despotisme d'un monarque plus que l'omnipotence d'une oligarchie parlementaire, celle-ci n'étant pas moins dangereuse pour la cité par son empressement à flatter la démagogie et à subjuguer le pouvoir exécutif.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature