Résumé

Alexis Veilt La France du 14 octobre 1877 au 14 décembre 1877 (1879)

Cette Assemblée, qui avait eu à coeur de voter les lois les plus réactionnaires, qui avait mutilé le suffrage universel, qui avait applaudi aux hécatombes des fonctionnaires républicains, qui avait donné sa confiance à des de Broglie, Léon Faucher, Baroche, Dufaure et à tous ceux auxquels le mot de démocratie inspirait la plus profonde répugnance et la plus intime répulsion, ne devait-elle pas être livrée à qui voudrait s'en défaire? Aurait-elle pu demander aux morts de Juin de la défendre? Qu'avait à faire la démocratie dans cette lutte où ses intérêts avaient été primordialement sacrifiés ?
Source : Gallica

Alexis Veilt La France du 14 octobre 1877 au 14 décembre 1877 (1879)

Il n'est pas aisé de quitter le pouvoir, et il n'est pas de mauvaises raisons que l'on ne s'inflige pour se dissuader d'une abdication. L'autorité perdue laisse après elle trop de regrets, surtout à ceux qui n'ont pour se relever, à leurs propres yeux, que les fonctions qu'ils exercent.
Aussi les menaces de démission dans la bouche du Maréchal ne devaient pas être prises au sérieux, et ce qu'il était plus admissible de prévoir était un acte de nouvelle illégalité ou un ministère de transaction.
Source : Gallica

Alexis Veilt La France du 14 octobre 1877 au 14 décembre 1877 (1879)

La personne de M. Dufaure n'était pas sans inspirer quelque inquiétude.
M. Dufaure, parlementaire correct, républicain douteux, antidémocrate, d'un libéralisme anodin et d'un cléricalisme avéré, n'était pas homme à profiter de tous les avantages qu'offrait la situation. Quelque bonne volonté que l'on eût de lui supposer les meilleures intentions, il était difficile d'en être convaincu, lorsque l'on se rappelait son passé. Un mot parfaitement exact avait été dit sur son compte : « Pourvu que le maréchal ne fasse plus de concessions que n'en voudrait M. Dufaure! »
Source : Gallica

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