J.-B.-P. Deiche, Introduction à l'ouvrage des révolutions françaises depuis 1789 jusqu'à nos jours (1878)
“ Le maréchal de Mac-Mahon, brave entre tous, ne fut pas illuminé de cet éclair de génie militaire ; incapable de cette heureuse audace, qui pouvait tout sauver, il exécuta servilement les ordres du ministre de la guerre. La prudence la plus vulgaire lui faisait un devoir de marcher avec une rapidité inouïe. L'armée faisait pourtant à peine trois lieues par jour. Assaillie, comme dans un entonnoir, par des ennemis innombrables, sous les murs de Sedan, elle y fut écrasée, et obligée, malgré des efforts héroïques, de se rendre prisonnière ainsi que l'empereur. ”
