Résumé

J.-B.-P. Deiche Introduction à l'ouvrage des révolutions françaises depuis 1789 jusqu'à nos jours (1878)

Le maréchal de Mac-Mahon, brave entre tous, ne fut pas illuminé de cet éclair de génie militaire ; incapable de cette heureuse audace, qui pouvait tout sauver, il exécuta servilement les ordres du ministre de la guerre. La prudence la plus vulgaire lui faisait un devoir de marcher avec une rapidité inouïe. L'armée faisait pourtant à peine trois lieues par jour. Assaillie, comme dans un entonnoir, par des ennemis innombrables, sous les murs de Sedan, elle y fut écrasée, et obligée, malgré des efforts héroïques, de se rendre prisonnière ainsi que l'empereur.
Source : Gallica

J.-B.-P. Deiche Introduction à l'ouvrage des révolutions françaises depuis 1789 jusqu'à nos jours (1878)

Toute la nation, approuvant la sentence, vit, avec une amère douleur, le président de la République, abusant du beau droit de grâce, commuer la peine. Elle sentait, cette nation généreuse, mais profondément humiliée, qu'il fallait la peine suprême; que le grand criminel qui l'avait trahie et égorgée, se vit, en présence de toute l'armée, arracher une à une ses décorations et être impitoyablement fusillé.
Source : Gallica

J.-B.-P. Deiche Introduction à l'ouvrage des révolutions françaises depuis 1789 jusqu'à nos jours (1878)

S'il consentait à vivre sans gloire aux Tuilleries, s'il continuait à gorger, comme par le passé, ses partisans d'honneurs et de richesses, le pays, humilié, ne pourrait supporter longtemps une pareille honte ; et, malgré les poursuites de toute nature contre les adversaires de l'Empire , la guerre civile ne tarderait pas à éclater, et, bientôt après, une nouvelle révolution.
Que faut-il pour n'être pas exposé à de nouveaux et terribles orages ? Que la nation se persuade bien qu'il n'y a de possible que la République, c'est-à-dire le gouvernement du pays par le pays, accessible pour tous.
Source : Gallica

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