Siege of Metz

Définition et enjeux

A. Mézières Le Siège de Metz en 1870

Les habitans de Metz ne lui demandaient pas de laisser mourir ses soldats pour prolonger la résistance, mais ils lui reprochent amèrement d’avoir attendu si longtemps sous leurs murs une catastrophe que son inaction rendait inévitable, de ne l’avoir pas prévenue en forçant les lignes ennemies à temps, lorsqu’il y avait encore assez de vivres pour nourrir pendant plusieurs semaines la garnison de la ville après le départ des troupes.
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Portrait de Charles Giraud Charles Giraud La France et les princes allemands au XVIe siècle…

Délivré, par le traité de Passau, du souci de l’Allemagne, dont il espérait bien avoir raison plus tard, c’était dans Metz, lieu choisi par son ressentiment, qu’il comptait immoler son autre adversaire à sa vengeance, se proposant de punir du même coup une ville infidèle de l’empire et le fils oublieux du vaincu de Pavie. Metz, fortifiée par la nature, était bien loin alors d’avoir reçu de l’art l’accroissement de défenses qui en ont fait depuis deux siècles un boulevard de la France, une place de guerre de premier ordre
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Histoire de la capitulation de Metz… (1870)

On comprend facilement l'importance qu'il y avait pour la défense du pays à détruire les fortifications de la place et du camp retranché. On privait ainsi l'ennemi d'un point d'appui presque imprenable, au cœur même de la France ; on lui enlevait les arsenaux, les usines militaires de M'etz, les locaux nécessaires pour loger une nombreuse garnison et concentrer les approvisionnements de son armée. Enfin l'exécution de cette entreprise était, pour les Prussiens, un petit désastre de Moscou, mais sans danger pour les habitants ni pour les propriétés particulières
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