Charles Giraud,
La France et les princes allemands au XVIe siècle…
“ L’Allemagne n’avait pas cru devoir s’en préoccuper. C’était son droit ; mais elle prit pour elle-même ses précautions avec Charles-Quint par des capitulations électorales soigneusement stipulées à la diligence des électeurs. Dans l’esprit de la vieille constitution germanique, la couronne impériale donnait droit au respect, à la vénération. L’empereur était une personne sacrée ; il était le chef de la chrétienté, son protecteur : il en portait le glaive. Il était la clé de voûte de la civilisation moderne ; mais la souveraineté administrative résidait dans le corps germanique. ”
