Diète d'Augsbourg

Définition et enjeux

Portrait de G. Valbert G. Valbert,  Revue des Deux Mondes

“ Mais plus sage que le père de Sastrow, il a appris, sans avoir lu Hésiode, que quand on n’a pas le tout, il faut savoir se contenter de la moitié.
Sastrow a consacré à la diète d’Augsbourg le plus beau chapitre de ses mémoires, le plus gras, le plus coloré. Des horreurs et des magnificences, des tragédies, des actions violentes dans un décor splendide, voilà le XVIe siècle : il aimait passionnément les contrastes. Jamais on n’eut l’imagination si chaude et des nerfs si résistans ; on avait besoin d’émotions aiguës pour se sentir vivre
”
Source : Wikisource

Alfred Duméril,  Étude sur Charles-Quint (1856)

“ Ainsi les deux grands partis religieux que nous avons vus tant de fois en présence, apportaient à la diète d'Augsbourg de tout autres sentiments que dans les diètes précédentes. Ils devaient dès lors désirer la prolongation d'une trève salutaire. On fit bien de part et d'autre, par habitude, quelques difficultés avant de s'entendre. Les théologiens des deux partis usèrent de leurs
déclamations favorites, et plusieurs fois l'ancienne inimitié parut prête à se réveiller.
”
Source : Gallica

Baptiste Capefigue,  Histoire de la Réforme, de la Ligue et du règne de Henri IV. Tome I (1834-1835)

“ Cet acte de la diète d'Augsbourg était une véritable réaction; il ne tenait aucun compte des faits accomplis; il tendait à bouleverser les propriétés, à contraindre les consciences. Les pouvoirs sont toujours ainsi préoccupés ; ils ne savent pas qu'une loi contre des faits n'est qu'une feuille de papier morte et impuissante; ils précipitent les crises. ”
Source : Gallica

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