Émile Verhaeren,
Sensations. [Avant-propos de l'éditeur…
“ À treize ans, il entre dans l’atelier de Jacob van Swanenburgh, peintre médiocre, dont le nom n’existerait plus si Rembrandt ne l’avait prononcé comme le nom de son premier maître. Harmen Gerritszoon est meunier. C’est donc dans un moulin, dans une maison de vent, de pluie et de soleil que s’est écoulée l’enfance de son fils. Un moulin est ailé, il vibre, tremble, s’agite ; il tourne, il se meut, il change à chaque instant d’aspect, il n’appartient guère qu’à l’espace et à l’air ; tout l’infini le traverse. Pour un artiste, le moulin est un logis idéal. ”
