Résumé

Marcel Reymond Le musée de Lyon : tableaux anciens (1887)

Le Christ foudroyant le Monde est une gigantesque composition, empreinte d'un vif sentiment dramatique. - Comme au temps de Noé, les crimes des hommes ont lassé la patience céleste, et Dieu a dit : J'exterminerai l'homme que j'ai créé. Le Christ, semblable à un Jupiter irrité, vole sur les nuages, brandit la foudre, et, dans un mouvement d'une hardiesse superbe, s'apprête à détruire la terre qui roule à ses pieds.
A deux reprises Rubens est revenu sur ce sujet.
Dans une toile du musée de Bruxelles, l'effet dramatique est encore plus concentré et plus violent que dans le tableau de Lyon.
Source : Gallica

Marcel Reymond Le musée de Lyon : tableaux anciens (1887)

Un troisième artiste, enfin, se présente à nous avec de nouvelles tendances. Les deux tableaux précédents étaient, avant tout, les œuvres d'un maître peintre qui accumulait les difficultés pour augmenter le prix de l'œuvre, préoccupé avant tout de la beauté d'une étoffe, d'un bijou ou d'un marbre. Maintenant le sentiment dramatique prend la première place. Cet Ecce Homo, cette figure si belle, si souffrante et si noble, d'une si grande élévation, c'est l'art nouveau, l'art de Matsys, le maître qui, avec Van Eyck et Rubens, forme la grande trilogie flamande.
Source : Gallica

Marcel Reymond Le musée de Lyon : tableaux anciens (1887)

Jésus quitte avec peine ses Disciples, et son regard, qui ne peut se détacher d'eux, semble leur dire combien il les a tendrement aimés. — Autour du Christ, tout le sommet du tableau est rempli par le cortège des Anges qui tiennent des banderolles, ou jouent du luth et de la viole. Il n'y a rien dans l'œuvre du Pérugin de plus jeune, de plus délicat, de plus pudique, que
ces Anges, gracieuses fillettes de quinze ans : Jamais des yeux plus doux n'ont, du ciel le plus pur, Sondé la profondeur et réfléchi l'azur.
Source : Gallica

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