Résumé

Maîtres flamands au musée d'Anvers… (1872)

La nature sera toujours supérieure, comme source d'inspiration, à l'œuvre du plus grand des maîtres, fut-il Verrochio, de Vinci, Raphaël, Michel-Ange, ou Rubens lui-même.
La pensée seule, cette lueur de l'âme, chose immatérielle, ne saurait se trouver hors de l'homme, ne saurait se rencontrer dans le spectacle de la nature muette. C'est le cerveau de l'homme qui vient animer la nature, qui lui attribue l'idée, mais les plus beaux sites du monde ne disent que ce que l'homme leur fait dire.
Source : Gallica

Maîtres flamands au musée d'Anvers… (1872)

Ce Rembrandt du paysage est un bien grand artiste. Hobbema est plus clair, plus humide, plus en plein jour, mais Ruysdael dans ce paysage de la salle de la collection van den Hecke, au Musée, vous émeut davantage. Ce petit clocher dans le lointain, ce ciel tranquille, ce fouillis mystérieux des arbres, cette chaumière perdue sous le feuillage, ce chemin creux humide et glissant, tout cet ensemble ravissant fait rêver et l'on se dit qu'il ferait bon d'oublier un peu la vie, étendu paresseusement sous cette lumière tranquille, à l'ombre des arbres touffus de Ruysdael.
Source : Gallica

Maîtres flamands au musée d'Anvers… (1872)

Jordaens est le peintre de la réalité, mais d'une réalité robuste, saine, vigoureuse, la réalité d'un monde où la santé éclate , s'épanouit, ou la vie a un entrain, une verve qui vous fascine, qui vous étourdit.
Jordaens frappe les sens de vertige, mais comme il n'a pas d'ailes, jamais il ne vous entraine vers les hauteurs où siège la beauté. Il s'applique également trop aux détails vulgaires, surtout dans ses portraits, qui ne sont pas fort nombreux, il est vrai, mais qui ne peuvent guère être placés en comparaison avec les portraits de Rubens ou ceux de van Dyck.
Source : Gallica

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