Marcel Reymond

Élements biographiques

Marcel Reymond,  Le Bernin (1911)

“ Il se souvient qu'il est sculpteur, il reprend l'outil qui a sculpté la Proserpine et la Daphné; mais quel changement! C'est tout un horizon nouveau qu'il ouvre à la sculpture, un art si vivant qu'il semble faire oublier tout ce qui l'a précédé. Cette œuvre inaugure l'âge moderne et fait de Bernin le maître qui, de tous les anciens, sera le plus consulté. Il ne s'attarde plus à l'étude des antiques, il oublie la multitude de statues, Dianes, Vénus, Amazones, faites dans ce monde grec où les femmes, robustes et guerrières, s'exercent, comme les hommes, à lutter et à lancer le javelot. ”
Source : Gallica

Marcel Reymond,  Revue des Deux Mondes

“ Cette Rome, qui avait vu l’âge d’or de la Renaissance, elle avait bien créé l’art de la contre-Réforme, mais, cette réaction avait été faite par des papes qui ne sortaient pas de son sein. Au XVIIe siècle, avec de vrais papes romains, avec un Borghèse, un Barberini, un Panfili, un Chigi, elle fera un art nouveau plus à son image.
Elle trouve l’art de la contre-Réforme, l’art des Bolonais, trop savant et un peu triste. Il lui faut un art moins destiné à des intellectuels, qui s’adresse moins à l’esprit et plus à la sensibilité, un art fait pour plaire plus que pour convaincre.
”
Source : Wikisource

Marcel Reymond,  Le musée de Lyon : tableaux anciens (1887)

“ Il semble que Rubens, si ému quand il dessine et compose, s'oublie dès qu'il prend sa palette et ne voit, même dans les scènes les plus poignantes, qu'un prétexte pour faire résonner les couleurs. Là où la pensée devrait être maîtresse, c'est un manteau rouge ou une robe d'or qui prend le premier rang. Chez Delacroix, rien de semblable. L'harmonie est toujours parfaite entre le style et la pensée. Quel que soit son amour du coloris, il ne le considère jamais comme ayant
sa fin en lui-même, il s'en sert toujours comme d'un moyen et c'est à lui qu'il demande ses effets les plus dramatiques.
”
Source : Gallica

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