Marcel Reymond

Résumé

Marcel Reymond,  Revue des Deux Mondes

“ L’architecture, qui commence par être le plus matériel des arts, peut s’élever jusqu’à en être le plus spiritualiste. Une église n’est vraiment une église que lorsqu’elle cesse de n’être qu’un abri, pour devenir un sanctuaire, et lorsque toutes ses pierres semblent n’être plus qu’une prière. Que nous importe qu’une façade exprime, comme le veut l’école utilitaire, les divisions intérieures de l’édifice ? Quel but mesquin comparé à celui qu’elle doit vraiment avoir et que lui ont donné tous les grands architectes, celui de dire hautement et dès le premier abord : c’est ici la maison de Dieu. ”
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Marcel Reymond,  Revue des Deux Mondes

“ Au milieu de la sévère école néo-classique, si hostile à l’art du XVIIe siècle, c’est un peintre inspiré de cet art qui fait renaître les joies de la vie.
L’art de Pierre de Cortone, nous pouvons le juger à Rome, dans toute l’ampleur de sa fougue décorative aux plafonds de la grande nef et de la sacristie de la Chiesa nuova et, dans des teintes plus chaudes, au grand plafond du Palais Barberini, où, sans fragmenter sa composition, il crée une des plus vastes et des plus admirables ordonnances qu’un peintre ait jamais dessinée.
”
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Marcel Reymond,  Revue des Deux Mondes

“ Au Bernin, dans ses recherches d’un art si expressif et parfois si violemment dramatique, il fallait des moyens nouveaux, et il sut admirablement les trouver : il fallait représenter le mouvement, le geste instantané, la mobilité incessante de la vie : il fallait ces qualités qui sont les facultés maîtresses de l’artiste, la faculté d’observer et de retenir, de créer l’œuvre d’art sans être obligé d’avoir recours au moyen si facile, mais si faux de l’emploi du modèle, sans être obligé de lui demander une immobilité qui est la destruction même de toute vie et de toute expression naturelle. ”
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