Louis Gillet , Revue des Deux Mondes
“ Tout l’élément sentimental, irrationnel du christianisme, commence à l’emporter sur l’autre. Toute cette façade de Reims n’est plus qu’un hymne à Notre-Dame. Il semble, si l’on ose le dire sans hérésie, il semble que le monde rêve d’un nouveau mystère, d’une autre Incarnation, cette fois dans la femme. L’humanité se divinise dans la plus céleste de ses filles. Elle dit moins : « Notre Père, » elle murmure : Ave Maria. Sans doute, on tremble de prêter aux faits, par des formules trop absolues, l’apparence d’une consistance qu’ils n’ont pas. Le culte de la Vierge est vieux comme l’Eglise. ”
