Résumé

Justin Fèvre Vie et travaux de M. Léon Moynet… (1880)

Sur une toile, il dessine des traits qu'il relève avec des couleurs et voilà le tableau ; avec un peu d'argile, il modèle des figures, il ajoute aux traits du dessin et à la magie des couleurs, le relief de la forme et la beauté des contours, et voilà la statue. Bientôt, pour donner à ses temples un surcroît de vie, il prend une lyre et chante. L'architecture, la peinture, la statuaire, la poésie, la musique naissent ainsi sous le rayon de la lumière céleste et par l'élan de l'âme ; ils naissent du devoir et du besoin d'adorer Dieu ; par leur naissance, ils ont le sanctuaire pour berceau
Source : Gallica

Justin Fèvre Vie et travaux de M. Léon Moynet… (1880)

Ne travaillant pas pour le public, n'ayant d'autre but que d'exprimer et de fixer dans la matière l'idée mobile qui s'offre d'elle-même à lui, et qui fuit s'il ne l'arrête, il ne se préoccupe point de finir son œuvre, il ne la fait pas complète, mais il la fait vivante. Il met le détail, j'entends celui qui ne serait mis que pour l'effet général, et non celui qui ajoute un trait à un caractère, un sentiment à un visage, un épisode à une histoire ; mais il n'oublie rien de ce qui peut rendre sa pensée saisissante : en un mot, il laisse de côté le métier, l'art seul le guide.
Source : Gallica

Justin Fèvre Vie et travaux de M. Léon Moynet… (1880)

L'artiste, avec un sens profond et un à-propos qui fait frémir, a choisi cet instant unique où le Christ vient de donner sa vie pour le monde. Le Christ est mort ; ses cheveux tombant d'un côté, sont relevés de l'autre ; une lourde couronne les presse et le sang a perlé sous les pointes des épines ; le visage est au repos, les yeux sont à demi-clos, la bouche garde encore l'expression douce de l'amour et du pardon. Le corps, un peu appesanti sur lui-même, est d'ailleurs bien proportionné et d'une grande pureté de lignes.
Source : Gallica

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