Victor de Laprade,
Poèmes évangéliques
“ Gravissait le Calvaire avec sa lourde croix. Le sang et la sueur, sous son bandeau d’épines, Coulent abondamment de ses tempes divines ; Sur le sentier rapide, au tranchant des cailloux, Il déchire, en rampant, ses mains et ses genoux ; S’il tombe et s’il s’arrête on l’entraîne avec rage ; Les fouets et les bâtons le frappent au visage, Et le peuple acharné qui le suit pas à pas, A l’outrager encore excite les soldats. La mort a des terreurs même à qui se dévoue ; Le Calvaire est affreux, c’est un Dieu qui l’avoue. ”
