André Vabre, Le calvaire de la mer (1925)
“ Souvent, avec Ribière, Portal parlait du Rhône, du champ de foire et du château; mais le mécanicien, n'étant pas poète, n'avait pas vu ces objets comme les avait vus Elisée. Il en discourait avec un plaisir évident, mais sans aucune espèce d'émotion. Le lyrisme était pour lui une langue indéchiffrable. Ce qui pour l'un condensait tout le charme de la Provence, n'était pour l'autre qu'une banalité. Mais cela ne les empêchait pas d'être d'excellents amis. Ils s'encourageaient mutuellement à supporter l'ennui de la traversée; aussi pendant ce voyage le cafard ne les tourmenta qu'assez peu. ”
