Mohamed Ben Barca

Résumé

Mohamed Ben Barca Choses d'Algérie (1891)

EN GARNISON 95
Il y a des sites charmants dans les environs de Batna. Voici le ravin bleu si pittoresque et si sauvage avec son chaos de roches éboulées, c'est la route, ou plutôt le sentier du col le plus fréquenté. Plus loin voici Lambessa et sa ville romaine, par ici, les prairies verdoyantes qui bordent la route de Biskra. Allez-vous vers le nord, le paysage devient plus sévère, puis, vous retrouverez la culture et la campagne françaises, vous pouvez vous promener dans l'or des blés et cueillir des bluets et des coquelicots, tout comme en Normandie.
Source : Gallica

Mohamed Ben Barca Choses d'Algérie (1891)

Pittoresque, par ses montagnes roses sur le versant sud, et noires sur le versant nord, par son incomparable défilé d'El-Kantara, la sauvagerie ou la beauté de ses paysages, la variété et l'intensité de ses tons enfin par le passage sans transition de la tristesse du désert à l'épanouissement des cultures.
Après El-kantara, la plaine reprend son alluvion profonde, la verdure reparaît, l'activité intelligente se manifeste, on a sous les yeux une terre toute française, et au seuil du Sahara, le joli village d'Aïn-Touta apparaît tachant de blanc et de rose la campagne toute verte.
Source : Gallica

Mohamed Ben Barca Choses d'Algérie (1891)

Nous avons quelques milliers d'hectares de culture autour de la Smalah. Au delà de nos limites, la terre fertile de la vallée attend l'exploitation.
L'Oued Bou-Hadjar coule dans toutes les directions, son cours torrentueux est aussi torturé que le pays qu'il traverse, ses rives sont bordées de lauriers-roses. Quand ses eaux ne roulent pas avec bruit sur les rochers, elles forment de belles nappes tranquilles et profondes. Sur tout le parcours de la rivière, il y a des nuées d'oiseaux aux couleurs vives, depuis l'élégant guêpier jusqu'au canard sauvage.
Source : Gallica

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