Résumé

Louis Régis Constantine : voyages et séjours (1880)

Nous ne semblons pas pressés de quitter cette belle et paisible mosquée; le muezzin, qui s'en doute, parait fort satisfait. Rien n'est plus édifiant que l'intérieur d'une mosquée en Algérie. A toutes les heures de la journée, dans les galeries qui règnent à l'entour de la cour, des Arabes assis par terre, lés jambes croisées, récitent des prières ou disent leur chapelet d'un air parfaitement recueilli. Ils entrent pieds nus, avec leurs babouches à la main, ne faisant aucun bruit, n'échangeant aucune parole entre eux, et ne semblant même pas voir les étrangers qui passent.
Source : Gallica

Louis Régis Constantine : voyages et séjours (1880)

Les tombeaux épars sous l'ombre de l'oasis n'offrent rien de lugubre à nos regards; des colombes s'y posent et roucoulent dans la nuit. La lune montre son croissant délicat dans le ciel transparent et paraît chasser le jour. Mais la nuit n'est jamais parée que d'un voile léger, et le chemin, dans ces pays d'Orient, où tout semble inviter à iouir, reste encore visible. La nuit de Biskra est, en cette saison, tiède et calme; il règne comme un silence mystérieux qui nous emporte insensiblement vers de vagues régions, loin des soucis de la terre. L'esprit croit errer dans des espaces radieux.
Source : Gallica

Louis Régis Constantine : voyages et séjours (1880)

L'hiver, lorsque la neige couvre le sol, je ne veux voir que la splendeur d'un beau couchant; au lieu d'un mur noirci, c'est un horizon immense et lumineux qui occupe mon imagination. Je ne suis pas la seule qui, en quittant l'Algérie, ait conservé cette impression de regret. Tous ceux qui ont vécu soit en Grèce, soit en Sicile, soit dans notre colonie d'Afrique, trois pays qui se ressemblent par plus d'un côté, ne se consolent d'en être loin qu'en songeant qu'ils y pourront un jour revenir.
Source : Gallica

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