Claude Boringe, Revue des Deux Mondes
“ Le cheikh est l’émanation de Dieu sur la terre, il dispense la lumière spirituelle et aussi le pain à qui a faim, l’eau à qui a soif, le grain pour ensemencer le champ dévasté par les sauterelles. Une correspondance s’établit entre l’assistance temporelle et la spirituelle et la créature avide de vivre, de croire et de voir appartient tout entière à son maitre. Aveuglément docile, le khouan se couche, nu, sur la table où le maître prend possession de lui ; il respire avec délices l’anesthésie du dikr. C’est un philtre qu’il boit et au fond duquel il voit les mirages qui l’exaltent. ”
