Claude Boringe, Revue des Deux Mondes
“ Le pâtre passe avec son troupeau ! Il voit rougeoyer le soir, il s’arrête et, les bras étendus, la face tournée vers la Mecque, il récite la dernière prière du jour. Puis il se penche et, dévot, boit au creux de sa main une gorgée de l’eau maraboute, à la source où, tout petit, son père l’a conduit. Alors, dans le silence de la plaine, le passant d’Europe qui cherche à entendre et à comprendre, peut saisir deux voix. Au dernier rayon du jour, le prophète rappelle à sa créature que Dieu est le maître de la lumière et des ténèbres et qu’il sied à l’homme de prier, de se prosterner et d’adorer. ”
