Zaouïa

Définition et enjeux

Paul Marty,  Etudes sur l'islam maure : Cheikh Sidïa… (1916)

“ Il convient d'ajouter — et ceci serait peut-être une preuve plus décisive de l'origine arabe des Oulad Biri — que, quoique Zaouïa, c'est-à-dire tribu maraboutique faisant profession de science et de piété, ils n'ont jamais cessé de porter les armes, de faire la guerre et de lancer des rezzous. Les autres tribus Zaouïa, au contraire se cantonnaient dans le domaine intellectuel et religieux, payant tribut aux guerriers hassanes, et ne touchant jamais une
arme quoi qu'il arrivât, ils n'en possédaient d'ailleurs pas.
”
Source : Gallica

L'Afrique. Choix de lectures de géographie… (1884)

“ Les nègres qui desservent les zaouïa se rendent périodiquement dans les tribus du Sud et du Tell où se trouvent les Khoddam ou serviteurs de l'ordre pour y percevoir leurs redevances et leurs offrandes. La redevance de chaque famille de serviteurs, à laquelle elle ne saurait ni ne voudrait se soustraire, se compose d'un mouton adulte destiné à la grande zaouïa, et nommé en arabe Chat-Sidi-Cheikh (mouton de SidiCheikh) , et d'un agneau destiné à la zaouïa d'El-Hadj-Bahout 1. Si la famille est riche, elle donne plusieurs moutons, plusieurs agneaux, une chamelle avec son petit. ”
Source : Gallica

Congrès de l'Afrique du Nord, tenu à Paris… (1909)

“ Nulle cohésion n'existe d'ailleurs entre les principales zaouïas qui sont bien plus des centres d'enseignement coranique que des foyers de propagande islamique. Entre les mains de son cheik, la zaouïa est un instrument qui, sous le voile de la religion, lui permet surtout d'étendre au loin son influence personnelle, de multiplier dans les populations le nombre de ses disciples et d'en recueillir ensuite de généreuses offrandes. ”
Source : Gallica

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