Kouskoussou

Définition et enjeux

Félix Hun Une excursion dans la Haute-Kabylie… (1854)

Le kouskoussou est servi : j'en mange par politesse, car je n'ai pas encore digéré l'autre; il est très-épicé et a un haut goût, qui excite ma soif. Le vieux me tend une petite cruche à laquelle personne n'a touché : c'est une espèce de bouillon. — Son regard étincelle de satisfaction. Qu'est-ce qu'il a donc?
J'entrevois dans l'ombre de la cour la mère de Zoubida; ses yeux sont attachés sur moi avec une fixité étrange, étincelant et comme ceux d'une panthère enfonçant ses griffes dans la poitrine du chasseur imprudent, qui, après avoir tué son petit, s'est laissé surprendre désarmé.
Source : Gallica

Félix Hun Promenades en temps de guerre chez les Kabyles… (1860)

Le feu pétille et brille à travers les branchages et les roseaux mal joints du gourbi. Déjà des odeurs précurseurs, de marmite échappées, vous font frétiller le nez embaumé. Nous aurons du bon kouskoussou. Kassi paraît assez sensible à la chose, sans être cependant trop porté sur sa bouche. Que voulez-vous, on aime mieux en général un bon dîner qu'un mauvais ; il y a beaucoup de gens, même en France et ailleurs, qui ont cette préférence.
Source : Gallica

Portrait de Théophile Gautier Théophile Gautier Loin de Paris

C’est dans ces boutiques que se vendent les fourneaux pour le kouskoussou, qui se cuit à la vapeur ; les vases de terre sans fond et à large goulot dont on fait les tarboukas (tambourins) en y tendant une peau d’âne, de sorte que le potier est en même temps luthier, et vend de la vaisselle et des instruments de musique par un cumul ingénieux dont les civilisés ne s’aviseraient pas.
Source : Wikisource

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