Charles Didier,
Revue des Deux Mondes
“ Pendant ce temps, un aigle, le seul que j’aie vu en Espagne, planait majestueusement sur nos têtes. Tantôt il rasait la crête des rochers, et tantôt montait si haut dans la nue, qu’il n’apparaissait plus à nos yeux que comme un point noir sur l’azur brillant du ciel ; puis soudain il se laissait retomber de tout son poids comme pour fondre sur nous, jusqu’à ce qu’un coup de vent ou un coup d’aile le relançât dans l’infini. On eût dit qu’il insultait, par la liberté de son allure, à l’embarras où il nous voyait. On lui tira plusieurs coups de fusil. ”
