Juliette de De Robersart, Lettres d'Espagne (Nouvelle édition considérablement augmentée… (1866)
“ Dans un des endroits les plus escarpés, nous vîmes venir à nous une longue file de chameaux avec leurs conducteurs, des Arabes et des nègres vêtus de tuniques. Quel tableau! Ce trajet, mon amie, quoique bien fatigant, est si beau que je ne puis me consoler de ne pas t'avoir avec moi. Après cinq heures encore de route, Tétouan nous apparut à l'horizon, flanquée de murs dentelés, et toute blanche, comme un lis au flanc de la montagne. Le chemin devint boueux, défoncé, effroyable. A côté de champs cultivés et portant de riches moissons, on voit des terres nues, mais jamais arides. ”
