Résumé

Abel Brives Voyages au Maroc (1901-1907)..… (1909)

Au sorlir de la forêt, nous entrons dans les terres de
culture des Aït Nacer, les arbres disparaissent pour faire place à des champs d'orge. Dans l'Ouest, par la découpure de l'oued Aït Ameur, nous devinons la mer aux brumes épaisses qui couvrent l'horizon. A notre gauche, une grosse montagne boisée se prolonge vers l'Ouest pour aller former le cap Guir. Au Sud, s'ouvre une vallée étroite qui remonte dans l'Est, le long du Djebel Imisker. C'est sur le flanc Sud de cette vallée qu'habite notre hôte de ce soir. De magnifiques palmiers occupent le fond et les flancs de l'oued.
Source : Gallica

Abel Brives Voyages au Maroc (1901-1907)..… (1909)

Au Sud, une autre crête rocheuse, calcaire, limite la masse du Zerhoun ; des gorges profondes, boisées, l'entament et de gros villages apparaissent, perchés sur ces rochers abruptes et blancs au milieu d'olivettes, c'est Karmat, Beni Merats, campés fièrement de chaque côté de la gorge pittoresque d'un oued et qui semblent deux sentinelles avancées, gardiennes vigilantes de la montagne sacrée.
La nzala des Beni Ahmar, donc l'altitude n'est que de 260 mètres, est une mauvaise hutte entourée de l'inévitable zriba. Elle n'a rien d'encourageant et les gens y paraissent assez sauvages.
Source : Gallica

Abel Brives Voyages au Maroc (1901-1907)..… (1909)

Sur le versant Est du col une brise fraîche, tempérée par les rayons solaires rend la marche agréable : nous dévalons la pente pierreuse tout en admirant le beau panorama qui s'étend devant nous. La ligne verte des oliviers marque le cours de l'oued Chichaoua ; au delà, la plaine, légèrement embrumée, se déroule monotone et triste, quelques taches vertes au loin indiquent les olivettes du Mejjat : tout au fond l'Atlas montre sa ligne blanche de neige d'où paraît s'élancer le Pic d'Erdouz qui domine de sa masse bien éclairée les avant-monts encore dans l'ombre.
Source : Gallica

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