Louis Gentil, Dans le Bled es Siba, explorations au Maroc… (1906)
“ La tribu est, par-dessus tout, jalouse de son indépendance; elle subira difficilement le joug d'une autorité autre que celle de ses élus, et ce n'est qu'avec lenteur, en gagnant peu à peu sa confiance, qu'on pourra lui apporter la civilisation qu'elle est très susceptible de s'assimiler, mais dont elle redoute une atteinte à sa liberté. Le village de Beni Ateub est situé dans un bouquet de verdure ; les bruyères arborescentes, qui sont répandues à profusion sur les grès éocènes, sont ici très serrées, mêlées de lentisques et de grands arbres comme l'olivier, le chêne, le peuplier. ”
