Résumé

Oskar Lenz Timbouctou, voyage au Maroc au Sahara et au Soudan… (1886)

C’est là, dans el-Gharb, qu’est le cœur de la puissance marocaine ; quand la moisson y est bonne, tout le pays est prospère, les impôts rentrent bien, la population a des vivres et de l’argent, et, par suite, le commerce est actif. Inversement, quand, une année, la pluie n’y tombe pas, et qu’une mauvaise récolte survient, tout le Maroc souffre de la faim. C’est ce qui arriva en 1878, et bien des milliers d’hommes succombèrent alors. Nous avions depuis la veille un ciel couvert, et, quand nous traversions les villages, nous étions étonnés du mouvement actif qui régnait dans la population.
Source : Gutenberg

Oskar Lenz Timbouctou, voyage au Maroc au Sahara et au Soudan… (1886)

Nous n’avons pu atteindre notre véritable but, la kasba du caïd de Mzoudi. Le plateau s’est déjà abaissé considérablement, et ici, à Darakimacht, il n’a plus que 600 mètres d’altitude. De ce point la vue de la chaîne puissante de l’Atlas couvert de neige est magnifique, et c’est avec un véritable sentiment de plaisir que nous demeurons devant notre tente, savourant la douce fraîcheur du soir, après la fatigante chevauchée de la journée, en face d’une nature magnifique, et au milieu d’une population tout à fait étrangère.
Source : Gutenberg

Oskar Lenz Timbouctou, voyage au Maroc au Sahara et au Soudan… (1886)

Si l’on songe à l’état de claustration dans lequel les femmes vivent au Maroc, surtout celles du meilleur rang, qui ne peuvent marcher dans les rues que le visage étroitement couvert, tout le corps enveloppé dans une grande pièce d’étoffe, affreuse et en forme de drap de lit ; si l’on pense que dans les villes l’Européen doit s’abstenir de regarder une créature ainsi accoutrée, et fait mieux de détourner les yeux ou de l’éviter, on comprendra que je fus un peu étonné de cette demande de l’amil.
Source : Gutenberg

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