Résumé

Victor Collin Le Maroc et les intérêts belges (1900)

SA POLITIQUE, SON COMMERCE
Si l'Espagne est une nation en décadence, il est certain que la décadence du Maroc a commencé beaucoup plus tôt que la sienne, et est aussi beaucoup plus profonde : la péninsule a toujours gardé sa supériorité sur le Moghreb depuis le jour où le dernier des rois maures repassa le détroit. Elle n'a donc jamais abdiqué cette ardeur de conquête, de revanche, qui poussait, il y a peu d'années encore, son armée sur le territoire marocain, à la rencontre des barbares riffains.
Source : Gallica

Victor Collin Le Maroc et les intérêts belges (1900)

Et si l'on réfléchit que ces produits d'exportation eux-mêmes tiennent à la nature constitutive ou géographique de notre sol, aux causes historiques de notre développement industriel, force sera de constater que ce n'est ni un roi, ni un explorateur, ni un congrès qui poussent les Belges vers le Maroc, mais tout bonnement dame Nature elle-même.
Malheureusement pour nous, le commerce ne chemine pas toujours par sa voie naturelle. Parfois les obstacles accumulés sur sa route par une diplomatie ennemie l'arrêtent dans sa course et rebutent tous ses efforts.
Source : Gallica

Victor Collin Le Maroc et les intérêts belges (1900)

Il s'ensuit que le Maroc préfère se replier dans une intransigeance farouche. A toutes les demandes, d'où qu'elles viennent, qu'elles soient décisives ou bénignes, il commence par répondre par un refus. Il ne cède que si l'on amène du canon, c'est-à-dire quand il ne peut plus faire autrement. Aussi l'artillerie est-elle
devenue l'argument le plus habituel des diplomates de Tanger. En Europe, une démonstration militaire suffirait pour provoquer la guerre entre deux nations jalouses de leur honneur ; mais dans ce coin de l'Afrique, c'est la chose la plus ordinaire du monde.
Source : Gallica

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