Résumé

A V Dunet La sanglante aventure marocaine… (1926)

Dès qu'un homme de gouvernement bien harnache nous plaît, nous sommes pris de l'envie irrésistible de tout lui sacrifier, c'est comme une épidémie de suicide. L'histoire du maréchal Lyautey, à cet égard, est exemplaire. Aucun gouvernement n'osa contrarier ses fantaisies les plus risquées ; il fallut le danger de perdre non seulement le Maroc, mais l'Afrique du Nord tout entière, pour donner le courage au moins énergique de nos hommes d'Etat de le prier de prendre sa retraite.
Source : Gallica

A V Dunet La sanglante aventure marocaine… (1926)

Malgré ces phrases patriarcales, trop de fois démenties par des proclamations furibondes, notre contact n'a offert jusqu'iciici aux Kebaïles, comme aux Arabes, que le ravage et la mort, accompagnés des plus affreux épisodes de guerre dont l'histoire ait gardé le souvenir ; — et grâce à l'impéritie, aux violences, à l'aveuglement obstiné du gouvernement militaire, nous sommes parvenus à créer contre nous, en Algérie, un sentiment de nationalité plus fort qu'il n'existe partout ailleurs, et l'avenir de la civilisation a reculé d'un siècle, devant une déplorable politique.
Source : Gallica

A V Dunet La sanglante aventure marocaine… (1926)

L'intérêt d'une nation n'est pas de semer la haine et l'esprit de représailles parmi les peuples dont, contre leur gré, elle occupe les territoires. Non seulement son devoir, mais son intérêt bien compris, lui commandent de traiter avec justice et bonté les populations prétendues inférieures qu'elle domine par la force. Le bien attire le bien; le mal attire le mal. Par la force, on n'obtient jamais un résultat sérieux et durable.
Au Maroc, on a réalisé ce paradoxe d'arabiser les Berbères.
Source : Gallica

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