Quai d'Orsay

Définition et enjeux

Eugène Carissan Paris dans sa splendeur : Monuments… (1861)

Le quai, dont le nom n'a point changé depuis le Pont-Royal, et qui s'appelle toujours le quai d'Orsay, est assez triste et désert, de l'Esplanade jusqu'au Champ-de-Mars. Ce ne sont que grands et mornes bâtiments : la Manufacture des Tabacs, le Magasin Central des Hôpitaux militaires, le Dépôt des Marbres du Gouvernement. On regrette le temps où l'île des Cygnes, réunie au quai en 1820, était vraiment une île, toute égayée de guinguettes, qui, sous Louis XIV, voyait, nager par bandes, autour de ses vertes rives, les blancs oiseaux auxquels elle dut son nom.
Source : Gallica

Paul Féval Les couteaux d'or : oeuvres de Paul Féval soigneusement revues et corrigées (1879)

Cette nuit-là, le quai d'Orsay, désert, prolongeait à droite et à gauche sa voie tracée au cordeau et toute blanche de frimas. La neige dessinait nettement les lignes grecques de l'hôtel de Boistrudan, bâti sous Louis XIV. Chaque corniche tracée, dans le clair-obscur, par un coup de pinceau vif et hardi.
Source : Gallica

Portrait de Joseph Vallot Joseph Vallot Essai sur la flore du pavé de Paris limité aux boulevards extérieurs… (1884)

La construction de cette passerelle a divisé l'ile des Cygnes en deux parties très inégales ; j'ai compris dans mes herborisations l'extrémité, à peine longue de cinquante mètres, qui est en amont et se trouve renfermée régulièrement dans le périmètre que j'ai choisi. J'ai appelé quai de Grenelle la partie du quai comprise entre la passerelle et le pont d'Iéna ; les plans de Paris lui donnent quelquefois le nom de quai d'Orsay.
On a souvent observé à Paris des plantes importées accidentellement par les bateaux ou par toute autre cause, et qui ne s'y sont pas maintenues.
Source : Gallica

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