Jean-Antoine Chaptal,
Mes souvenirs sur Napoléon
“ Je n’ai jamais surpris l’Empereur faire l’éloge d’aucun général, et souvent je l’ai entendu les critiquer vertement tantôt sur leur peu de talent, tantôt sur leur mauvaise conduite. Il a répété bien des fois en parlant des maréchaux : « Ces gens-là se croient nécessaires, et ils ne savent pas que j’ai cent généraux de division qui peuvent les remplacer. » Accoutumé à rapporter tout à lui, à ne voir que lui, à n’estimer que lui, Napoléon paralysait tout ce qui l’entourait. Il ne voulait pas d’autre gloire que la sienne. Il ne croyait du talent qu’à lui seul. ”
