Jean-Auguste-Dominique Ingres,
Ingres d’après une correspondance inédite
“ Il me racontait que la critique le rendait fou ; qu’on lui avait fait beaucoup de mal, que sa mémoire était si rancuneuse qu’elle se souvenait des moindres mots hostiles écrits contre lui depuis cinquante ans, qu’il exécrait ses ennemis et que, s’il leur arrivait malheur ça lui faisait du bien. Il se disait alors : « Je n’aurais pas eu le courage, peut-être, de me venger, mais, heureusement, je le suis quand même ! » » Il m’a avoué encore que l’homme qui l’avait le plus persécuté, c’était Denon et, justement, c’est celui-là qu’il a remplacé à l’Académie. ”
