Dion

Définition et enjeux

Portrait de Cornélius Népos Cornélius Népos,  Vies des grands capitaines

“ Il maria la première à Denys, son fils, auquel il laissa son trône, et la seconde, Arété, à Dion. Indépendamment de cette illustre alliance et de l’excellente réputation de ses ancêtres, Dion tenait encore de la nature beaucoup d’autres avantages : un esprit docile, honnête, propre aux meilleures études, cette dignité d’extérieur qui impose aux hommes, et en outre, de grandes richesses que son père lui avait laissées, et qu’il avait lui-même augmentées des présents du tyran. ”
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Alexis Pierron,  Histoire de la littérature grecque (1850)

“ La chaleur du style, un peu factice quelquefois, n’est pas toujours le produit du choc des mots. Dion avait des entrailles, comme il avait de la science et du courage ; et ses phrases, trop bien tournées peut-être, sont pleines souvent d’une vraie émotion. Si Dion s’était moins attaché à la forme, s’il n’avait point abusé de l’atticisme, s’il avait écrit avec plus d’abandon, et qu’il n’eût point affecté de tant platoniser, ou de reproduire les tours et les expressions de Xénophon et de Démosthène, il occuperait un rang élevé parmi les écrivains moralistes, sinon parmi les orateurs. ”
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Alexis Pierron,  Histoire de la littérature grecque (1850)

“ Dion jouit d’une grande faveur sous Nerva et sous Trajan, et mourut dans un grand âge, avec le renom du premier des orateurs et des écrivains du temps.
C’était un homme, en effet, d’un talent très-distingué, sinon un homme de génie. Parmi les quatre-vingts discours ou dissertations qui nous restent de lui, il y en a qui sont des morceaux remarquables : ainsi le Discours olympique, où Dion fait paraître Phidias expliquant devant les Grecs assemblés la composition de son Jupiter Olympien ; ainsi le discours intitulé Diogène, où il s’agit du gouvernement des États, et plusieurs autres encore.
”
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