Plutarque,
Vies des hommes illustres
“ Mais le grand Pompée, dont les Romains appelaient le camp leur patrie, et la tente leur Sénat, traitant de déserteurs et de traîtres les préteurs et les consuls qui étaient restés à Rome ; ce Pompée qu’on n’avait jamais vu sous la loi d’un autre, et qui n’avait jamais eu dans ses campagnes, marquées par tant de succès, d’autre chef que lui-même, peut-on souffrir que, par les brocards d’un Favonius et d’un Domitius, et par la crainte de s’entendre appeler Agamemnon, il se laisse presque forcer à hasarder une bataille qui devait décider de l’empire et de la liberté ? ”

